astre


astre

astre [ astr ] n. m.
XIIe; lat. astrum, gr. astron
1Corps céleste naturel visible (à l'œil nu ou dans un instrument). astéroïde, comète, étoile, planète, planétoïde, satellite. Les astres du ciel ( cosmos, firmament) . Le cours des astres, leur mouvement apparent ou réel (propre). Ascension droite, déclinaison, coordonnées d'un astre. Lumière, rayonnement des astres. albédo, magnitude. Les astres brillent, luisent, scintillent. « Les astres du ciel pâlirent, effacés par le jour qui montait » (A. Daudet). Étude des astres. astronomie, cosmographie.
Poét. L'astre du jour : le Soleil. L'astre de la nuit, l'astre au front d'argent : la Lune.
Loc. fig. Il est beau comme un astre, resplendissant, superbe (souvent iron.).
2(Dans des loc.) Corps céleste considéré par rapport à son influence sur les hommes ( astrologie). Être né sous un astre favorable : avoir un heureux destin. Influence des astres. « J'ignore pour quel sort mon astre m'a fait naître » (Molière). étoile.
3Fig. et vx Personne illustre. « Il est l'astre naissant qu'adorent mes États » (P. Corneille).

astre nom masculin (latin astrum, du grec astron) Tout corps céleste naturel (Soleil, Lune, planète, comète, étoile, etc.). [Les nébuleuses, les amas d'étoiles et les galaxies sont souvent désignés sous le nom d'objets célestes.] En astrologie, terme générique utilisé pour désigner le Soleil, la Lune et les planètes. ● astre (citations) nom masculin (latin astrum, du grec astron) Nicolas Boileau, dit Boileau-Despréaux Paris 1636-Paris 1711 C'est en vain qu'au Parnasse un téméraire auteur Pense de l'art des vers atteindre la hauteur […] Si son astre en naissant ne l'a formé poète […] Pour lui Phébus est sourd, et Pégase est rétif. L'Art poétique Victor Hugo Besançon 1802-Paris 1885 […] Voici qu'enfin la traversée Effrayante, d'un astre à l'autre, est commencée ! La Légende des siècles, Vingtième Siècle Jules Laforgue Montevideo 1860-Paris 1887 Penser qu'on vivra jamais dans cet astre, Parfois me flanque un coup dans l'épigastre. L'Imitation de Notre-Dame la Lune, Clair de lune la Lune Pierre de Ronsard château de la Possonnière, Couture-sur-Loir, 1524-prieuré de Saint-Cosme-en-l'Isle, près de Tours, 1585 Je vous salue, Enfants de la première nuit, Heureux astres divins […]. les Hymnes, Hymne des astres Paul Valéry Sète 1871-Paris 1945 Tout-puissants étrangers, inévitables astres […]. La Jeune Parque Gallimard Virgile, en latin Publius Vergilius Maro Andes, aujourd'hui Pietole, près de Mantoue, 70 avant J.-C.-Brindes 19 avant J.-C. Déploie ton jeune courage, enfant ; c'est ainsi qu'on s'élève jusqu'aux astres. Macte nova virtute, puer ; sic itur ad astra. L'Énéide, IX, 641astre (expressions) nom masculin (latin astrum, du grec astron) Beau, belle comme un astre, d'une beauté resplendissante. Être né sous un astre favorable, avoir de la chance. Littéraire. L'astre du jour, le Soleil. Littéraire. L'astre des nuits, l'astre nocturne, l'astre d'argent, la Lune.

astre
n. m.
d1./d Corps céleste. Le mouvement des astres.
|| Poét. L'astre du jour, de la nuit: le Soleil, la Lune.
Beau comme un astre: très beau.
d2./d (Plur.) Corps célestes, considérés par rapport à leur influence sur les hommes et leur destinée. Consulter les astres.
|| Sing. Fig. Destin. être né sous un astre favorable.

⇒ASTRE, subst. masc.
A.— ASTRON. Corps céleste, lumineux par lui-même (soleil, étoiles) ou réfléchissant la lumière solaire (lune, planètes) :
1. Avais-je tort de dire que c'est l'astronomie qui nous a fait une âme capable de comprendre la nature; que, sous un ciel toujours nébuleux et privé d'astres, la terre elle-même eût été pour nous éternellement inintelligible; que nous n'y aurions vu que le caprice et le désordre, et que, ne connaissant pas le monde, nous n'aurions pu l'asservir?
H. POINCARÉ, La Valeur de la sc., 1905, p. 165.
2. De bonne heure également, les Égyptiens distinguèrent, comme les Chaldéens, les astres mobiles ou planètes, des étoiles fixes, et s'ils ne donnèrent pas leurs noms aux jours, puisqu'ils ne se servirent pas ou très peu de la semaine, ils les connaissaient néanmoins parfaitement.
CHAUVE-BERTRAND, La Question du calendrier, 1920, p. 36.
3. C'est encore une chance que chaque atome soit capable d'émettre des radiations lumineuses, grâce auxquelles les animaux et l'homme peuvent être conscients, avoir des sensations raffinées. L'existence de planètes tournant autour d'un astre central a été également un événement décisif, la planète plus petite et refroidie plus rapidement, servant d'habitat solide, l'astre central étant la source inépuisable d'énergie. La gravitation est la loi sine qua non de la formation d'un tel système. Il est très heureux également que les astres soient très largement disséminés dans l'espace; ...
RUYER, Esquisse d'une philos. de la struct., 1930, p. 332.
Les sept astres géants. Les astres du système solaire.
P. compar. Être beau, belle comme un astre. Être resplendissant(e). Se faire beau, belle comme un astre. Se parer avec éclat :
4. Le lendemain, les voilà tous quatre, en veste de serge bleue, mais sans un grain de poussière au collet, le linge éclatant de blancheur, nets, frais, rasés, brossés, briqués, beaux comme des astres.
POURRAT, Gaspard des montagnes, Le Pavillon des amourettes, 1930, p. 41.
P. métaph. :
5. Un nuage, monté de la grande pièce d'eau, avait caché le disque de la lune. Après être passé du vert foncé au sombre, puis au noir, le paysage avait disparu. Caroline et Édouard furent plongés dans la plus épaisse obscurité. — Vous me demandez, Caroline, ce qui a remplacé la noblesse? Demandez ce qui peut tenir lieu de cette clarté céleste que nous venons de voir s'éclipser; car la noblesse était aussi un astre, foyer de toutes les lumières et de toute fécondité, levé sur les âges et par lequel on comptait des jours d'honneur et des jours de vertu.
GOZIAN, Le Notaire de Chantilly, 1836, p. 83.
SYNT. Attraction, orbite, rotation, trajectoire d'un astre; clarté, déclin, chute d'un astre; constellation, collision, conjonction d'astres; masse, poids, lois des astres; astre lent, fixe, rapide, brûlant, refroidi, éteint, inhabité, disparu, lointain; l'astre régulateur des marées, la lune; astres éphémères, errants, étincelants, formidables, silencieux; observer les astres.
ASTROL. Corps céleste considéré par rapport à son influence supposée sur les hommes. Consulter les astres :
6. Les Chaldéens avaient leurs astres bons et mauvais, et des intelligences attachées à ces astres, et qui en partageaient la nature, bonne ou mauvaise. On retrouve aussi dans le nouveau monde, ce même dogme reçu généralement par l'ancien, sur la distinction des deux principes et des génies bienfaisans et malfaisans.
DUPUIS, Abr. de l'orig. de tous les cultes, 1796, p. 90.
7. ... l'analogie essentielle qui existe entre la nature et l'homme permet d'admettre, sans étonnement, que chaque destinée soit liée au cours des astres et des constellations. L'homme est au centre de la création, où il occupe une place privilégiée dans la chaîne des êtres, grâce à sa dignité de créature pensante et consciente, de miroir où l'univers se reflète et se connaît. Et, inversement, l'homme retrouve la création tout entière au centre de lui-même.
BÉGUIN, L'Âme romantique et le rêve, 1939, p. 50.
SYNT. Astre bienveillant, maléfique; les astres du Zodiaque; astres contraires; valeur significative des astres; divination par les astres.
P. ext., au fig. Conjoncture favorable et déterminante, chance, réussite. L'astre de qqn. Être né sous un astre favorable.
MYTHOL. Corps céleste considéré comme divinité (cf. astrolâtrie, sabéisme) :
8. Pythagore pensait que les corps célestes étaient immortels et divins; que le soleil, la lune et tous les astres étaient autant de dieux qui renfermaient avec surabondance la chaleur, qui est le principe de la vie. Il plaçait la substance de la divinité dans ce feu ether, dont le soleil est le principal foyer. Parménide imaginait une couronne de lumière qui enveloppait le monde, et il en faisait aussi la substance de la divinité, dont les astres partageaient la nature.
DUPUIS, Abr. de l'orig. de tous les cultes, 1796, p. 47.
SYNT. Astre tutélaire; les astres vénérables; Vénus, astre de l'amour; avec l'aide, le secours des astres; adoration, culte des astres; adorer, invoquer, révérer les astres.
B.— Au fig., littér.
1. Symbole de l'éclat, de la valeur de quelque chose ou de quelqu'un :
9. Que je suis content de l'[Valéry] avoir dès 1920 qualifié d'astre : il a tout d'un astre : intact, quoi qu'il fasse, quoi qu'il lise et quoi même qu'il veuille; séparé toujours; inhumain, mais de telle sorte que l'inhumanité ici rayonne et que même alors qu'on la sait un manque, elle apparaît un pur prestige.
DU BOS, Journal, 1927, p. 189.
10. Tandis que chancellent la force et le prestige allemands, on voit monter au zénith l'astre de la puissance russe. Le monde constate que ce peuple de 175 millions d'hommes est digne d'être grand parce qu'il sait combattre, c'est-à-dire souffrir et frapper, qu'il s'est levé, armé, organisé lui-même et que les pires épreuves n'ébranlent pas sa cohésion.
DE GAULLE, Mémoires de guerre, 1954, p. 546.
2. Personne en laquelle resplendissent des dons excellents :
11. Lorsque Atala parut, je reçus une lettre de Cambridge signée G. Gordon, Lord Byron. Lord Byron âgé de quinze ans était un astre non levé : des milliers de critiques ou de félicitations m'accablaient...
CHATEAUBRIAND, Mémoires d'Outre-Tombe, t. 1, 1848, p. 515.
3. Personne resplendissante de jeunesse, de beauté. Bel astre, jeune astre; astre de beauté, astre de ma vie :
12. Qu'elle fût bien ou mal coiffée,
Que mon cœur fût triste ou joyeux,
Je l'admirais. C'était ma fée,
Et le doux astre de mes yeux!
HUGO, Les Contemplations, t. 2, 1856, p. 375.
PRONONC. :[].
ÉTYMOL. ET HIST. — 1. XIIe s. « corps céleste » (Ms. bibl. Tours 433, f° 1-5, éd. L. Delisle ds Bibliothèque de l'École des Chartes, 6e série, t. 5, p. 327 : ignitabulum, astre); 1372 « id. » (CORBICHON, Propr. des choses, VIII, 23, éd. 1522, cité par Delboulle ds R. Hist. litt. Fr., t. 2, p. 265 : Elles [les étoiles] sont aussy appelées astres, pour ce que aucunes d'elles sont fichees au firmament ainsy comme clous fichez en la circonférence d'une roe de charrette); 2. 1549 astrol. « corps célestes par rapport à leur influence prétendue sur les corps terrestres, et partic. sur les hommes » (CALVIN, Traité ou avertissement contre l'astrologie judiciaire ds Dict. hist. Ac. fr. : Il y a eu de long-tems une folle curiosité de juger par les astres de tout ce qui doit advenir aux hommes); 3. 1630 fig. « pers. illustre et brillante » (MALHERBE, Odes, I, 11, ibid. : O toute parfaite princesse, L'etonnement de l'univers, Astre par qui vont avoir cesse Nos ténèbres et nos hivers).
Empr. au lat. astrum « corps céleste » (VARRON, Ling., 9, 25 ds TLL s.v., 975, 73); dans un cont. d'astrologie (VIRGILE, Géorgiques, 1, 232, ibid., 971, 55 : per duodena regit mundi sol aureus astra); (le plus souvent au plur.) synon. de gloire, faîte des honneurs (cf. l'emploi 3) HORACE, Sat., 2, 7, 29, ibid., 974, 8 : urbem tollis ad astra. Terme de la lang. poét. emprunté par le lat. au gr. ; le terme lat. usuel est sidus.
STAT. — Fréq. abs. littér. :2 910; Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 5 890, b) 5 326; XXe s. : a) 3 442, b) 2 424.
BBG. — Archéol. chrét. t. 1 1924. — BACH.-DEZ. 1882. — Bible 1912. — BOUILLET 1859. — BRARD 1838. — DUCH. 1967, § 15, 19, 40, 56, 64, 71. — FEUGÈRE (F.). En marge de l'exposition Charles V. Ds le vocab. de Duguesclin. Déf. Lang. fr. 1968, n° 45, p. 26. — FEUGÈRE (F.). La Première Renaissance et notre vocab. d'Oresme à Christine de Pisan. Déf. Lang. fr. 1970, n° 51, p. 14. — Foi t. 1 1968. — GOTTSCH. Redens. 1930, p. 6. — GOUG. Mots t. 1 1962, p. 40. — MARCEL 1938. — MULLER 1966. — NOTER-LÉC. 1912. — NYSTEN 1814. — PRIVAT-FOC. 1870. — ROG. 1965, p. 57. — Théol. bibl. 1970. — TIMM. 1892. — UV.-CHAPMAN 1956.

astre [astʀ] n. m.
ÉTYM. XIIe; du lat. astrum « corps céleste », grec astron.
1 Astron. et cour. Corps céleste naturel visible (à l'œil nu ou dans un instrument) émettant un éclat propre ou réfléchissant l'éclat d'un autre corps céleste. Astérie, astérisme, astéroïde, comète, constellation, étoile, galaxie, globe (littér.), luminaire (littér. et vx), météore, nébuleuse, planète, satellite. || Les astres du ciel. Ciel, cosmos, firmament, monde, univers. || Les astres du zodiaque. || Le disque d'un astre. || Bord observé d'un astre. Limbe. || Le cours des astres, leur mouvement apparent ou réel (mouvement propre). Ascendance, conjonction, déclinaison, éclipse, ellipse, épicycle, gravitation, nutation, occultation, opposition, orbite (et apside; apoastre, périastre), phase, révolution. || Le lever, le coucher, le déclin d'un astre (par rapport au soleil : Héliaque). || Hauteur d'un astre. || Ascension droite, déclinaison, coordonnées d'un astre. || Grandeur apparente d'un astre. Magnitude. || Lumière, rayonnement des astres. Irradiation, radiation, rayonnement; halo; aurore. || Observer les astres. Astronome, astronomie; astrolabe, lunette, observatoire, télescope.
Spécialt (cour.). Les astres visibles, à l'exclusion du Soleil et de la Lune. Étoile, planète. || Les astres brillent, luisent, scintillent… || Astres errants (poét.). || Les astres lointains, disparus.
1 Le firmament se meurt, les astres font leur cours.
Le soleil nous luit tous les jours (…)
La Fontaine, Fables, II, 13.
2 (…) sous un ciel toujours nébuleux et privé d'astres, la Terre elle-même eût été pour nous éternellement inintelligible.
Henri Poincaré, la Valeur de la science, p. 165.
3 Elle resta ainsi sans bouger jusqu'au moment où les astres du ciel pâlirent, effacés par le jour qui montait.
Alphonse Daudet, Lettres de mon Moulin, « Étoiles ».
Vx. || Les sept astres géants : les planètes du système solaire.
Poét. || L'astre du jour, le roi des astres, ou, absolt, (vx) l'astre : le soleil. Soleil.
4 Pour toi l'astre du jour prend des soins superflus.
La Fontaine, Fables, VIII, 1.
5 Les filles du limon tiraient du roi des astres
Assistance et protection.
La Fontaine, Fables, le Soleil et les Grenouilles.
6 Il voit l'astre qui nous éclaire (…)
Racine, Esther, II, 3.
7 Tant que l'astre des temps éclairera le monde.
Racine, Poésies diverses, 19.
7.1 Le soir est près de l'aurore;
L'astre à peine vient d'éclore
Qu'il va terminer son tour.
Lamartine, Harmonies…, II, 1.
Poét. || L'astre de la nuit, des nuits, l'astre au front d'argent : la lune. Lune.
8 On m'avait recommandé de me promener au clair de la lune (…) l'astre de la nuit, ce globe que l'on suppose un monde fini, promenait ses pâles déserts au-dessus des déserts de Rome.
Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, t. II, p. 251.
9 (…) l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.
Lamartine, le Lac.
Loc. fig. (Vieilli). Contempler les astres : être distrait, rêveur, avoir l'air absorbé dans la contemplation des astres, dans une profonde méditation. → Être dans la lune.
2 Par métaphore ou fig. Vx. Personne illustre, brillante, célèbre. || Un astre de la scène. Étoile, star (anglic.), vedette. || Un astre naissant.
10 Il est l'astre naissant qu'adorent mes États (…)
Corneille, Nicomède, II, 1.
11 Quel astre à nos yeux vient de luire ?
Quel sera quelque jour cet enfant merveilleux ?
Racine, Athalie, II, 9.
12 Quel astre brille davantage dans le firmament que le prince de Condé n'a fait en Europe ?
Bossuet, Oraison funèbre de Louis de Bourbon.
Mod. (par métaphore). || «  Je suis content de l'avoir (Valéry) dès 1920 qualifié d'astre : il a tout d'un astre : intact (…) séparé toujours; inhumain (…) » (Ch. du Bos, in T. L. F.).Fam. (Vieilli). || Mon astre, mon bel astre : mon amour.
REM. Les emplois fig. sont vieux (langue classique; → cit. 14), les emplois métaphoriques sont très littéraires (→ cit. 15, 16).
13 Ce jeune astre d'amour de tant d'attraits pourvu (…)
Molière, l'École des femmes, I, 4.
14 Adieu, mon astre.
Molière, le Dépit amoureux, I, 2.
15 Le rayon c'est l'amour, l'astre c'est la beauté.
Hugo, la Légende des siècles, « Le groupe des idylles », XXXVI, VII.
16 (Ceux qui aiment) ont un astre autour duquel ils gravitent, un pôle auquel ils tendent ardemment.
Th. Gautier, Mlle de Maupin, I.
Loc. mod. (Par compar.). Être beau, belle comme un astre : être resplendissant, superbe (souvent iron.). || Il est beau comme un astre, avec son nouveau costume.Se faire beau, belle comme un astre.
Par métaphore. || Voir monter l'astre (d'une personne, d'un pays, d'une chose…) au zénith. Étoile.
3 Astrol. Corps céleste considéré par rapport à son influence sur les hommes. || Consulter les astres. || Influence des astres. Ascendant, aspect, astrologie, horoscope, sidération. || L'astre de quelqu'un : l'astre sous l'ascendant duquel il ou elle est né(e). Vx (langue class.). || Mon…, son astre (→ ci-dessous, cit. 18, 19 et 20).
Loc. mod. Être né sous tel astre, sous un astre favorable.
17 Sous quel astre ennemi faut-il que je sois née !
Racine, Mithridate, I, 2.
18 Si son astre en naissant ne l'a formé poète (…)
Boileau, l'Art poétique, I, v. 4.
19 J'ignore pour quel sort mon astre m'a fait naître.
Molière, l'École des maris, I, 2.
20 Mon astre me disait ce que j'avais à craindre.
Molière, Dom Garcie, IV, 8.
21 L'homme, porté par les illusions des sens à se regarder comme le centre de l'univers, se persuada facilement que les astres influent sur sa destinée, et qu'il est possible de la prévoir par l'observation de leurs aspects au moment de la naissance.
Laplace, Exposition du système du monde, V, 1.
Myth. Corps céleste considéré comme divinité. || Adoration, culte des astres. Astrolâtrie, sabéisme. || Adorer, invoquer les astres. || Avec l'aide des astres.
DÉR. Astrée.
COMP. Apoastre; périastre. — Astrifère. — V. 1. Astro-.

Encyclopédie Universelle. 2012.